MON PARCOURS PERSONNEL

"Nous sommes nos choix."

— Jean-Paul Sartre —

Le conditionnement identitaire par mon histoire

 

Mon pays d'origine est le Cambodge. Mon pays de naissance est la Thaïlande. Mon pays de passage est Singapour. Mon pays de transition est l'Indonésie. Mon pays d'adoption est la France. Mon histoire d'avant est un génocide. Mon histoire d'après est une vie ordinaire. Ma religion héritée est le Bouddhisme. Ma religion enseignée est le Christianisme. Mon prénom reçu est Sovan Rith. Mon prénom élu est Roger. Ma culture de naissance est orientale. Ma culture de vie est occidentale. Mon statut de départ est celui de réfugié. Mon statut d'arrivé est celui d'étranger. Mon apparence extérieure est asiatique. Mon apparence intérieure est caucasienne. Voilà comment a démarré mon parcours de vie, conditionné par cette histoire qui a façonné inéluctablement mes choix futurs et celui que je suis devenu aujourd'hui.

Pauvre extérieurement mais riche intérieurement

Quand ma vie a vu le jour, nous n'avions rien. Seulement la joie d'être en vie et l'espoir d'un monde meilleur. Ils nous ont permis de traverser, bon gré, mal gré, les quelques années à transiter de camps en camps, avant de trouver notre terre d'accueil: la France, pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Mes premiers souvenirs conscients remontent à peu près quelques temps après notre arrivée à Lorient (une manière de nous rappeler d'où nous venions: l'orient). Nous vivions au début dans un HLM, chez un oncle paternel. Puis de fil en aiguille, les choses ont commencé à prendre forme pour notre famille. D’abord, nous avons reçu l’aide précieuse de l’association ENFANTS DU MEKONG. Grâce à elle, nous avons été accueilli chaleureusement par une docteure en médecine à la retraite qui nous a tendu la main. Elle possédait une grande villa de vacances dans un immense jardin au bord de la mer, ainsi qu’une modeste petite maison de gardien où elle nous a gracieusement offert l’hospitalité pendant plus de dix ans. Cette générosité nous a permis de redémarrer une nouvelle vie. Par ricochet, mon père avait trouvé un travail grâce à une connaissance d'une connaissance de cette bonne vieille dame. Cet autre bienfaiteur qui a permis à mon père de nous faire vivre, a été avec sa femme d’un soutien sans faille. Finalement, quand j’y repense, les premières années de ma vie m’ont appris de manière indélébile qu’il existait des personnes capables de tels élans d’humanité alors que nous étions de parfaits inconnus. Je ne pensais pas à ce moment là, que cette immense richesse du coeur que l'on m'a transmise comme une graine invisible, allait autant pousser intérieurement et me guider aujourd'hui vers ma mission de vie.

La première rencontre avec la souffrance

Avant l'âge de 7 ans, je faisais peu attention à l'image que les autres renvoyaient de moi. Et un jour, elle a commencé à me blesser. Et cette blessure a continué à grandir jusqu'à que je prenne pleinement conscience de mes différences. Elles sont devenues très rapidement une faiblesse qu’il fallait absolument cacher. Pour se faire, il fallait rendre son accès impénétrable, comme une forteresse qui protégerait son roi. Ma première stratégie a été, de nier mes différences. Ma deuxième stratégie a été, de faire comme tout le monde. Et ma dernière stratégie a été, de m'évader dans mes pensées dès que j'en avais besoin. N'étant pas capable de faire un choix offensif à l'époque (car je ne savais pas comment résoudre ce problème intérieur), j'ai fait un choix par défaut. Avec la sensation que cette protection ne tiendrait pas éternellement. Par ailleurs, jusqu'à mes débuts de mon grand travail de développement personnel, à peu près tout ce que j'ai fait, reposait sur un système où la souffrance était à éviter absolument. Seulement, au fond de moi, cette souffrance refoulée, était entrain de s'accumuler à petit feu, mais sûrement. Il ne manquait plus qu'à attendre que la coupe soit pleine.

Le choix le plus important de ma vie

Il aurait fallu attendre plusieurs années pour que toute cette souffrance remonte d'un seul torrent à la surface. La douleur a été telle, que je ne pensais pas pouvoir me relever. J'étais littéralement à terre et je n'avais ni la force et ni la volonté de me relever. Heureusement, le temps a été mon meilleur guide. Il m'a permis d'atténuer l'intensité de mes émotions. Suffisamment pour que je puisse prendre le recul nécessaire et réaliser que ma stratégie défensive n'était plus aidante. Je ne savais toujours pas comment résoudre mes problèmes de vie, mais je savais qu'il fallait que j'opte pour la seule voie qu'il me paraissait possible: la stratégie offensive. Celle qui me permettrait de me libérer définitivement de toutes mes souffrances, en s'attaquant au coeur du problème. Sa résolution.

Un commencement difficile mais nécessaire

Pourtant bien décidé à aller de l'avant, je ne savais absolument pas quelle direction prendre. Je savais juste que je devais un jour ou l'autre me confronter à quelque chose de totalement inconnu, que je sentais au fond de moi, extrêmement terrifiant et funèbre. Je ressentais également des résistances intérieures extraordinairement fortes qui m'incitaient à ne pas y aller. Cependant, cet état de souffrance permanent ne me convenait plus. Il était entrain de me détruire lentement mais sûrement de l'intérieur. J'avais suffisamment retardé le moment où il fallait me confronter à ma propre obscurité et me libérer définitivement de ce poids potentiellement mortel. Cette prise de conscience a été le début de tous mes chemins d'éveil.

Un peu plus près vers l'expérience fondatrice

 

Tout a commencé après deux années intenses de classes préparatoires où j'ai pu intégrer l'Institut Catholique d'Arts et Métiers. Le début de cette première année de cycle ingénieur avait commencé par un séminaire de trois jours avec une connotation très spirituelle mais du point de vue de la religion Catholique. Cela avait donné le ton de l’enseignement de cette école fondée et dirigée par des jésuites. Au départ, j'avais une appréhension par rapport à tout cela. Et pourtant, à mon grand étonnement, j’ai trouvé que ces trois jours avaient touché des choses en moi très profondes sans pour autant les réveiller. Par contre, c'était la première étape de mon chemin vers mes propres profondeurs. Le moment fondateur est apparu un an plus tard, lors d'un voyage qui me bouleversa autant qu'il me changea. Dans le cadre du programme d'étude, l'école avait créé un nouveau projet, appelé "l'Expériment" (ne cherchez pas le terme dans le dictionnaire, c'est un mot inventé par l'école). Le principe était simple : partir à plus de 800 km de chez soi avec comme unique règle, d’autofinancer par ses propres moyens un voyage de 4 à 6 mois. Nous étions la deuxième promotion à vivre une expérience inoubliable de développement personnel. Ma destination initiale était censée être l'Australie, d'une part, parce que mon père connaissait des amis qui vivaient à Sydney et d'autre part, parce que je parlais déjà bien l'anglais (j'avais l'habitude de passer presque tous mes étés dans ma famille américaine). Ces deux raisons favorisaient naturellement ce choix. Sauf que de mon côté, je sentais que ma future destination était ailleurs. De plus, j'avais l'intime conviction que le choix que je ferai, aurait le pouvoir de faire basculer ma vie dans un sens, comme dans un autre. Puis, un beau matin, lors d'un forum interne avec la première promotion qui avait expérimenté ce nouveau concept, j'ai découvert comme une évidence, ma terre promise. Il n’y avait plus de doutes, c’était là-bas que je devais aller. Depuis ma plus tendre enfance, j’avais toujours rêvé du Japon et non du Cambodge, qui ne m'attirait absolument pas. Sûrement à cause des seules choses que je connaissais de son histoire : le génocide khmers rouges. A contrario, le Japon semblait mieux répondre à une partie de ma crise identitaire. Effectivement, aller dans pays avec une culture asiatique à l'occidental était l'endroit parfait pour avancer sur mon chemin. C’est dans ce contexte que je suis parti pour le Japon, le carrefour de tous mes rêves et de toutes mes questions.

Un voyage bouleversant de révélations personnelles

L'année de mon départ était sous le signe du questionnement. Sur moi, sur les autres et sur la vie. Après l'épreuve des classes préparatoires, je me disais que le cycle ingénieur allait être le paradis promis, mais ce ne fut pas le cas. En effet, même si je trouvais tous les enseignements passionnants, j’avais l’impression que ce que je vivais intérieurement, ne correspondait pas à mes aspirations profondes. C'est une des raisons pour lesquelles, j'attendais beaucoup de ce voyage. D'ailleurs, je me souviens très bien que l'attente avant le départ avait été longue et stressante. Et plus la date se rapprochait et plus j'avais envie de faire marche arrière. De surcroît, j'avais très peur que la réalité de ce que j'allais découvrir, ne soit trop éloignée de ce que je m'étais imaginé. Cela dit, comme je l'avais aussi énormément idéalisé, il y avait de très fortes chances que cela soit effectivement le cas. Mais je ne voulais pas y croire, jusqu'au moment où je l'ai appris à mes dépens. Inévitablement, les débuts furent très difficiles. Je découvrais une nouvelle sensation, celle d'être complètement perdue. Je commençais à penser que tout pouvait basculer et devenir la pire expérience de ma vie. Et très lentement, les choses ont commencé un peu à s'améliorer, pour autant intérieurement, la confusion, la frustration, la déception et l'appréhension étaient toujours activement présentes. Par-dessus tout, ma très grande crainte était que ce voyage, qui était censé m'aider à avancer sur mes questionnements, ne fasse l'effet contraire. Je ne voulais absolument pas revenir à la rentrée prochaine avec les mêmes questions et possiblement d'autres nouvelles questions. Après deux mois, je commençais à désespérer de ma solitude. Je pensais même à rentrer en France tellement j'étais au plus mal. Et comme souvent dans ma vie, quand je suis au plus bas de ma souffrance, il y a des signes déclencheurs qui me permettent de prendre conscience des changements à venir. Et ce fut le cas. En l'espace d'une semaine, mon voyage avait pris un tout nouveau visage. Comme par une synchronicité invraisemblable, j'ai fait des rencontres incroyables qui m'ont permis de trouver un travail et des amis formidables. A partir de ce tournant inattendu, j'ai vécu une expérience juste mémorable. Au-delà de ce que je pouvais m'imaginer. C'était la première fois que je rencontrais autant de nationalités, qui venaient principalement de toute l'Asie pour travailler au Japon. Je découvrais avec beaucoup de plaisir toutes ces différences. Jamais dans ma vie, la différence, je l'avais vécu avec autant de plénitude. Un sentiment naturel, puissant et indescriptible me traversait, comme un rappel manifeste à notre origine universelle. C'est dans ce nouveau chemin que mon coeur s'ouvrait à de nouvelles sensations, celles d'une paix intérieure possible. J'avais vraiment l'impression que mes problèmes étaient partis pendant cette période. Je vivais au jour le jour, sans aucun but particulier. J'appréciais juste chaque moment présent. Cela a continué ainsi, jusqu'à la fin de ce beau voyage. Et comme prévu, il était venu le temps de tourner la page et quelle page c'était. Après une dernière journée forte en émotion, je suis parti prendre mon avion de retour vers mon pays d'adoption, le cœur rempli de joie et de souvenirs de ce voyage qui m’avait permis de changer, d’évoluer à un moment de ma vie de jeune étudiant où j’en avais le plus besoin. Cependant, je ne cessais de pousser de longs soupirs de tristesse. Je sentais quelque part, au fond de moi, que tout ce que j’avais vécu là-bas, s’envolait dans le ciel comme cet avion qui me ramenait auprès des miens.

La confrontation de mes questionnements

Revenu de ce voyage qui me changea, j'ai vu apparaître chez moi, un grand changement. Je sentais aussi que mon véritable problème n'était pas identitaire. Seulement, je ne savais toujours pas ce que c'était. Je devais donc aller plus loin dans ma quête. Je me sentais enfin prêt à m'attaquer à mon histoire, ou plutôt à celle des mes parents. Pour cela, j'ai commencé à lire de très nombreux livres sur le Cambodge, pour finalement me rendre compte qu'il fallait que je m'approprie cette histoire par ma propre écriture. Au fil de mes écrits, je comprenais enfin pourquoi je n'avais pas eu envie de le faire. Parce que découvrir ce qui s'était réellement passé et dans les moindres détails, a été plus qu'une souffrance, un déchirement entier, presqu'à la hauteur de ce qu'a été le génocide en termes d'horreur. Tout d'un coup, je me rendais compte du potentiel destructeur de l'être humain. Ma quête d'un lien universel en prenait un sacré coup. Avais-je vraiment envie d'être lié à tous ces meurtriers de la pire espèce. Toutes ces vies volées de la manière la plus atroce et la plus indigne qu'il soit, me transperçaient littéralement l'âme. Celle qui est censée être le centre spirituel de ce que nous sommes réellement. D'autres questionnements sont arrivés aussitôt. S'il existait un "au-delà" qui nous gouverne, quel serait possiblement le sens de ce massacre. Devant une telle aberration, je n'avais absolument aucune réponse moralement acceptable. Etrangement, je sentais que ces questions là, étaient plus importantes que celles qui m'empêchaient de trouver ma paix intérieure. Seulement, ce n'était pas encore le moment. Il fallait que je me libère d'abord, de toutes mes souffrances. Après deux ans d'écriture, je suis arrivé au terme d'une épreuve qui m'a permis d'accueillir mon histoire et de faire évoluer mes questionnements sur moi et sur le monde qui m'entourait, sans pour autant répondre à toutes mes questions. Je n'avais réglé au final que des choses mineures. Par contre, grâce à ces petits pas, j'étais convaincu d'être à présent sur le bon chemin. Je sentais inconsciemment, qu'il était encore long et difficile. Mais j'étais plus que jamais, déterminé à aller jusqu'au bout.

Une longue traversée de mes épreuves de vie

Jusque là, je recherchais intellectuellement des solutions à mes problèmes de vie. Seulement, à chaque fois, je tombais dans la même impasse. Théoriquement, elles semblaient marcher et en pratique, quasiment jamais. Je tournais systématiquement en rond. Alors pour en sortir, je me suis tourné vers une chose qui m'était encore inconnue: le développement personnel. A ma très grande surprise, ce fut un nouveau tournant dans ma transformation. Ces sciences qui essayent de comprendre le comportement humain ont été d'abord, d'une grande méfiance, voire d'une extrême défiance, notamment à cause de son caractère pseudo-scientifique. En effet, les concepts sont souvent présentés comme des injonctions, sans aucune véritable démonstration et parfois même, sans aucune argumentation. Et pourtant, à ma grande surprise, en pratique, elles donnaient de réels résultats, alors que théoriquement elles paraissaient bancales. Encore une fois, à la vue des effets produits, j'étais obligé de m'ouvrir encore d'avantage. Et je n'allais pas être déçu car après avoir accueilli ce changement de paradigme de ma perception du fonctionnement du monde, tout ce qui se présentait à moi, avait étrangement un sens. Celui de m'aider à me libérer de chaque problème de vie non résolu et à me guider vers mes propres vérités. Tout en travaillant sur mon développement personnel, j'ai continué mon parcours professionnel qui a connu une ascension que je n'espérais pas. Cela prouvait aussi que ce que je faisais, portait indéniablement ses fruits. Bien entendu, tout ne s'est pas fait aussi simplement que cela. Il y a eu des hauts et surtout, beaucoup de bas. La traversée était particulièrement longue et difficile. Et des épreuves, il y en a eu énormément. Mais, c'était différent d'avant. Car je me sentais capable de me relever, quoiqu'il pouvait se passer. De plus, à chaque pas que je faisais et à chaque problème de vie que je résolvais, je m'approchais un peu plus près, de quelque chose de plus grand. Et cette chose, ce sont toutes mes rencontres avec mes différents chemins d'éveil. Encore une fois, rien de divin dans l'éveil. Juste une manifestation intérieure d'une prise de conscience personnelle de mes propres vérités.

L'éveil de soi et la révélation d'un monde plus grand

Après un long cheminement personnel, de part ma détermination dans la résolution de mes problèmes de vie, j'ai fini par m'éveiller à moi-même. D'abord sur un aspect énergétique, puis extra-sensoriel et enfin spirituel. Au tout début, j'avais beaucoup de mal à croire tout ce qu'il m'arrivait. Mais les sensations vibratoires étaient tellement puissantes, que je ne pouvais ni les ignorer et ni les contrôler. Pour moi, ces phénomènes instantanés ne pouvaient être engendrés par le mental. Comme je suivais à cette époque une psychothérapie, j'ai pu avoir la confirmation que j'étais "sain" d'esprit au sens psychologique. Je suis même allé voir un deuxième psychothérapeute pour avoir une autre confirmation. Même retour, "sain" d'esprit. Cela étant dit, au départ, je me suis tout de même posé de très nombreuses fois la question d'une sorte de folie passagère ou d'un déséquilibre psychique ou corporel. Mais je sentais bien que tout était absolument cohérent, même plus que d'habitude. Je sentais également que mon esprit était censé, voire même plus qu'avant. Et encore une énième fois, il s'est passé une synchronicité incroyable qui m'a amené à rencontrer des personnes au chemin similaire, qui se sont aussi éveillées à certaines facultés. C'était comme si, parce que j'en avais besoin, que ces personnes sont apparues sur ma route. Chacune d'elle m'a confirmé que mes éveils, étaient bien réels, dans le sens où il y a bien eu un véritable changement intérieur. Elles m'ont d'ailleurs dit quasiment toutes les mêmes choses, alors qu'elles ne se connaissaient pas. Le début de réponse concernant le lien universel que je cherchais tant, était peut-être à portée de main. Mais l'heure était à la confirmation de tout ce que j'étais entrain de vivre. Il me fallait plus de preuves. Alors je leur ai demandé de réaliser un certain nombre d'expériences afin de pouvoir constater et vérifier qu'il existait bel et bien des facultés universelles qui permettraient d'accéder au monde de l'invisible. Sachant qu'en prime, je savais la chance que j'avais de rencontrer, pour la plupart d'entre elles, des profils scientifiques (médecin, polytechnicien, normalien ou psychologue). Ce qui donnait encore plus de crédit à ce qu'elles me disaient. En plus, j'étais aussi rassuré par l'idée de me dire qu'il existait des personnes à l'esprit cartésien comme le mien, qui étaient capables de s'ouvrir à ce genre de choses, sans que cela soit antinomique ou étrange. L'autre catégorie de personnes que j'avais rencontré, était des chamanes aguerris. Elles étaient pour moi toutes aussi sérieuses et rassurantes. Je trouvais même qu'elles avaient des facultés éveillées, qui dépassaient tout ce que je pouvais imaginer de ce que nous sommes réellement capable de faire. D'ailleurs, j'ai beaucoup appris auprès d'elles sur le potentiel infini de ces facultés universelles. Après cela, ma vie entière a été totalement bousculée et ces facultés continuent à évoluer chaque jour qui passe. Elles me conduisent vers mon propre chemin d'éveil spirituel que la vie m’avait jusqu’alors présenté sous différentes façons. Plus que jamais, cette croyance se confirme : les choses n’arrivent pas par hasard. Tout ce qui se passe, se passe pour une raison.

Le choix du premier jour du reste de ma vie

Avec cette perception augmentée du monde à travers mon propre système de représentation et de compréhension, je voyais clairement ma lumière, mais aussi ma part d'ombre. Je sentais clairement que la grosse part d'ombre restant à dissiper chez moi, ne venait pas de moi. Etant donné que je m'ouvrais à ces nouveaux champs de connaissances, j'avais entendu parler des mémoires collectives. Celles que l'on récupère à son insu. Que ce soit de manière transegénérationnelle (secrets de famille ou problèmes ancestraux non résolus qui se transmettent de génération en génération, tant qu'ils ne sont pas résolus) ou à travers des évènements collectifs (comme les guerres ou les génocides). La boucle était bouclée, j'allais pouvoir enfin me libérer de ce poids de vie que j'avais porté sans le savoir. Il ne me restait plus qu'à traverser cette dernière grande épreuve de vie. Un sujet comme le génocide, ce n'est pas rien. D'un point de vue énergétique c'est un sujet extrêmement lourd et difficile à travailler. Et je savais que tant qu'elles seraient là, elles continueraient d'influencer toutes mes énergies. Ce qui signifie qu'elles continueraient à se manifester d'une manière ou d'une autre dans ma vie. Quelques temps avant de me lancer avec un de mes nouveaux thérapeutes, j'avais appris à rentrer en état de transe chamanique. C'est un état modifié de conscience particulier, qui permet d'accéder à une vibration très élevée et de faire rentrer en résonance les vibrations les plus basses, celles proches de l'état de mort. Cela m'a énormément aidé à traverser cette épreuve dont la souffrance a été d'une intensité telle que j'en ai hurlé et pleuré pendant plus d'une heure. Je n'avais jamais connu de telles sensations. Pendant le processus énergétique, je pouvais ressentir parfaitement la souffrance cumulée des morts du génocide khmer rouge. Il aura fallu 3 séances pour me débarrasser de toutes ces énergies de mort qui m'habitaient et me libérer enfin du poids invisible de mon histoire. Jamais dans ma vie, je n'avais ressenti une aussi grande paix intérieure. Je pouvais enfin me reconnecter à moi-même. Et pour la première fois, je me sentais complètement aligné. Désormais, plus rien ne pouvait être comme avant. Ma vie avait définitivement pris une nouvelle direction. Et cette direction avait enfin du sens. Alors ce jour là, j'ai initié ma mission de vie, en choisissant d'accompagner, celles et ceux qui le souhaitent, à avancer dans leurs propres chemins. C'était le premier jour du reste de ma vie.

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